Le Chesne
Un lieu chargé d'Histoire
Une tradition d'accueil depuis 1764 !
Près de 1000 pages d'archives nous ont révélé bien des secrets...

Le "Chaigne" médiéval
XIVe siècle : Hue de Chastillon
En 1376, Huet de Chastilon (Hugues de Chatillon), grand maitre des arbalétriers de France, cousin du Roy de France Charles V, rend foy et hommage de la seigneurie du chaigne, avec son "hostel et manoir" aux barons de Gracay, terre qu'il tient de son épouse Marie Desponts. Ruiné suite à ses déboires durant la guerre de Cent ans (il est prisonnier en 1369 à Abbeville, et doit payer une forte rançon), il trépasse au chesne an l'an 1400 et se fait entérrer au choeur de l'église saint Martin de Nohant. Son petit fils lève une rente (8 muilds de froment) pour une messe perpétuelle célébrée par le curé de Nohant en son honneur, la veille du 15 aôut.
XVe - XVIIIe siècle : De Beaurepaire 
La fille de Hue, Isabeau de Chastillon se marie à Jean de Beaurepaire.
Le 5 mai 1438, ce dernier, écuyer, seigneur du "Chaigne"en Nohan sur Gracay, village de Lenay, rend foi et hommage aux barons de Gracay, les chanoines de la Sainte-Chapelle de Bourges, hommage renouvelé par Pierre de Beaurepaire le 29 novembre 1444.
En 1474, il recoit l'autorisation de creuser un étang à bondes pour "l'embelissement et la protection de son fief du chesne."
Le village de Lenay que surplombe le chateau est dépendant de la seigneurie du chesne et Anne de Beaurepaire, dite Dame de Lenay vers 1690, possède encore une grande partie de ses constructions.
Tous les seigneurs du chesne ont célébrés leurs mariages en l'église de Nohant en 1556, 1632 et 1685, 1700 et 1731.
En 1588, conformément au testament de Pierre de Beaurepaire, sa veuve fait édifier la chapelle nord de l'église du village, dite chapelle du Chêne pour servir de sépulture.
Louis de Beaurepaire est le dernier à posséder la terre du Chesne en 1704.
XVIIIe siècle : Les Leblanc et l'auberge ancienne du chesne
Vers 1720, la famille Leblanc "dite de la Baume sur certains actes et apparentée aux ducs de la Vallière" en hérite par alliance et l'occupe jusqu'en 1740. En 1745, sur la carte de l'ingénieur Trudaine, le château présente encore un plan défensif carré d'origine médiévale, avec les "entrées et sorties" face à une large pièce d'eau. A la fin du XVIIIe siecle, le domaine est constité de cinq corps de batiments séparés : la maison de maitre au centre, ainsi que deux corps de ferme et demeure d'habitation sur les cotés, une boulangerie, un pigeonnier et lavoir, diverses écuries, chenil et granges, faisant face à une pièce d'eau.
La construction de la route royale de Paris à Toulouse au milieu du XVIIIe siècle, modifie l'histoire séculaire de la propriété : face au marquis de Vatan, qui, bien en cours à Versailles obtient une modification du tracé initial depuis Massay pour désservir Vatan , au détriment du seigneur du chesne qui voit sa seigneurie coupée en deux par la route et imposant la destruction des batiments de la métairie du XVe siècle.
Une seconde vie commence alors : le chateau subit d'importants travaux pour servir d'auberge sur la nouvelle route royale : un beau corps de logis, réservé au seigneur, est construit en 1755 tandis que les dépendances sont reconstruites en 1764, l'auberge est affermée à des bourgeois d'Issoudun puis de Gracay. Jeanne Leblanc et son mari Jean-Jacques Renée Thubert de la Vrillaye ne viennent plus que quelques semaines par an, et le chateau traverse tant bien que mal la révolution (leur fils Marie Magdelaine est garde du corps du roy Louis XVI et émigré).
Le château est vendu à un banquier comissionnaire impérial en 1812 : Mr René Guillemard qui y entreprend d'importants travaux, et notamment le transfert de l'auberge dans une nouvelle construction : l'auberge neuve du moulin à vent du chesne, (1813).
XIXe siècle : Le Chateau et l'auberge neuve du moulin à vent
Ce dernier agrandit alors le domaine par la construction d'une auberge avec moulin à blé, au lieu dit le moulin à vent du chesne. Le château est ensuite réaménagé à partir de 1816 par la famille Bataillier du Berthier : les bâtiments forment un "U" avec une cour d'honneur flanquée de deux ailes (photo ci-dessous de 1969). Ultime modification, la comtesse de Rovensberg fait ajouter une tour escalier et un second étage dans les années 1860 et modifie une partie de l'intérieur aux goûts du second empire.
XXe siècle : Un Hôtel Restaurant entre Vierzon et Vatan dans l'Indre
Le château est transformé en hôtel dès les années 1960, un restaurant s'y ouvre pour profiter du passage de la RN20 entre Vierzon et Vatan dans l'Indre.
En 2003, le château est entièrement rénové pour en faire un Hôtel de luxe entre Vierzon et Chateauroux, avec un pylone HOTEL gigantesque visible depuis l'A20.
Il reste aujourd'hui le corps central, l'aile Nord, une partie de l'aile Sud et la boulangerie.

Nous nous efforcons depuis peu à redonner vie a ces lieux en respectant les traces du passé.
Les communs et une partie du parc sont en cours d'aménagement et de restauration : réfection des toitures, plantation d'un jardin....
Sur
Sur l'histoire du Berry :
- Chronologie du Berry :
http://www.berry-passion.com/berry_chronologie.htm
- Personnages historiques du Berry :
http://www.berry-passion.com/personnages_et_histoire_du_berry.htm
- Sur Nohant en Gracay et Zulma Carraud, amie de Balzac :
Contactez-nous !
